Occident – 12-18/01/2026

Bruxelles, 12-18 janvier 2026 / 432

# “L’auteur le plus lu après Shakespeare !” 12 janvier 1976 : décès d’Agatha Christie, la “reine” du roman policier. (La Libre Culture +Soirmag +RTBF +agathachristie.com)

# “Constater à quel point elle était curieuse et touche-à-tout.” Intitulé “Agatha Christie. Une femme fatale”, Le Vif Extra du 14 janvier 2011 est constitué d’une cinquantaine de pages. Entretien avec un grand spécialiste, l’universitaire irlandais John Curran : « (…) J’ai d’abord réalisé qu’Agatha Christie avait une écriture épouvantable et que c’était une personne très peu organisée ! Dans un même carnet, j’ai retrouvé, par exemple, des notes concernant une demi-douzaine de romans, une poignée de nouvelles, une pièce pour la radio et… une liste de cadeaux de Noël ! (…) Elle lisait énormément et sur tous les sujets. (…) beaucoup de romans policiers, de littérature classique, de biographies, de récits historiques (…). Certains passages de ses livres sont amusants, mais elle n’était pas un écrivain “comique”. (…) Son plus grand roman reste à mon avis Cinq petits cochons. C’est l’archétype parfait de l’intrigue policière classique : seulement cinq suspects parmi lesquels se trouve le coupable. Mais c’est aussi un roman “classique”, avec des personnages bien campés et un puissant facteur émotionnel. (…) c’était une femme qui aimait rester à l’écart. Elle n’a jamais donné d’interview pour la radio ou la télévision. Elle n’a jamais fait aucune séance de dédicace. (…) Je pense sincèrement qu’Agatha Christie sera encore lue dans 100 ans. (…) » (iacf-uk.org +RTL Info)

# “Les années 80 vont être marquées par l’avènement d’Agatha Christie comme reine de l’écran.” Auteur de “Agatha Christie, « duchesse de la mort » : biographie” (Seuil,  1981), le critique littéraire et romancier François Rivière a signé un superbe album : “Agatha Christie. La romance du crime” (éditions de La Martinière, Paris, 2012) : « (…) Le septième art aura réussi à mettre l’accent sur le contenu comique, parfois outrancier, de la fiction christienne, rendant ainsi hommage à une surprenante et jamais lassante diversité de personnages. (…) Au cœur du mois de septembre 1990, l’Angleterre célèbre le centenaire d’Agatha Christie, dont les agents proclament qu’elle a vendu plus de deux milliards d’exemplaires de ses œuvres, ce qui lui eût sans doute arraché un cri mêlant surprise et ravissement. (…) Rosalind Hicks est conviée par le Times à évoquer le souvenir de sa mère : (…) elle savait raconter une histoire. (…) Ma mère était chrétienne et croyait au combat entre le bien et le mal. (…) Certes, elle écrivait des histoires avec des meurtres, mais elle ne supportait pas la violence. Et toutes ses histoires possèdent une part importante de moralité. (…) » (BNFA)

# “L’intimité d’une femme au destin incroyable.” Publiée à Londres à l’automne 1977, “Une autobiographie” fut un best-seller. L’édition Le Livre de Poche, 2007, compte près de 1.000 pages ! Dans la préface française, on retrouve François Rivière : « (…) Chez Agatha Christie, tout acte d’écriture était longuement mûri, prémédité comme un meurtre. (…) Le titre même de l’ouvrage, Une autobiographie, disait assez qu’il ne s’agirait pas d’un livre de confessions. Commencé sur un coup de tête, en 1950, en lieu et place d’un roman (…), le livre le plus long d’Agatha Christie ne prétend pas relater dans leur totalité les faits et gestes de celle qui s’y est attelée le jour où, dit-elle encore, le besoin urgent d’une telle activité narrative s’est emparé d’elle. (…) Louons-la plutôt pour l’évocation d’un parcours magnifique d’Anglaise provinciale quelque peu excentrique, où se reflète avec bonheur une fidélité sans faille aux rites de l’enfance, jusque dans ces années où, devenue l’épouse de l’archéologue Mallowan, Agatha connut l’extase orientaliste la plus absolue… (…) » A la fin de l’épilogue, elle a écrit : « (…) Un enfant dit : merci, mon Dieu, pour cet excellent repas. Que vais-je dire, moi, à 75 ans ? Merci, mon Dieu, pour cette excellente vie et pour tout l’amour qui m’a été donné. Wallingford, 11 octobre 1965. » (Croisières Pratique) ***

Plus d'articles

Occident- 16-22/02/2026

“Iran. Massacre à huis clos” (Courrier international ) / “La liberté ou la mort. L’héroïsme des Iraniens contre les mollahs” (Le Point ) / “Reza Pahlavi, le recours” (Armin Arefi) / “Le régime iranien (…) est condamné dans sa forme théocratique” (David Rigoulet-Roze)

Occident – 09-15/02/2026

A l’occasion de la Saint-Valentin du 14 février… / “C’est merveilleux l’Amour” (Natacha Amal) / Xavier Forneret / Ninon de Lenclos / Philippe Sollers / Anaîs Nin / Edgar Morin / Simone Weil / Ovide / Louise Labé / Pierre Dac / Isadora Duncan / Friedrich Nietzsche / Marquise de Sévigné / Henry David Thoreau / Simone de Beauvoir

Occident – 02-08/02/2026

Il y a quatre siècles… 5 février 1626 : au centre de Paris, naissance de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, plus connue comme Madame de Sévigné / “Le mystère Sévigné” (Philippe Sollers) / “Célèbre sans avoir jamais rien publié, demeure sans doute l’écrivain français le plus cité et le moins connu” (Bernard Raffalli) / “Une formidable photographie du Grand Siècle dont l’héroïne est une témoin privilégiée.” (Le Figaro) (Geneviève Haroche Bouzinac)