Occident – 13-19/05/2024

# “Paul Auster, ce « saint patron » littéraire de New York.” (Courrier international ) Le grand écrivain américain, connu notamment pour sa “Trilogie new-yorkaise“, est décédé le dernier jour d’avril, à Brooklyn, âgé de 77 ans. Hommage. (The New York Times +The Conversation -Paris +France Culture +Jewish Telegraphic Agency -NYC)

# “Le plus francophile des Américains.” (Le Figaro littéraire) Après avoir étudié les littératures anglaise, italienne et française à la Columbia University, il vécut à Paris de 1971 à 1974. Ses œuvres ont été traduites en français aux éditions Actes Sud. En 1993, son roman “Léviathan” décrocha le prix Médicis étranger. (Lire)

# “La connaissance du thème de la solitude est fondamentale à qui veut pénétrer dans l’univers de Paul Auster.” L’écrivain et essayiste Gérard de Cortanze (prix Renaudot en 2002) a signé “Le New York de Paul Auster”, paru aux éditions Le Livre de Poche, en 2004. Collaborateur régulier du mensuel “Le Magazine littéraire”, il a contribué au n°12 hors-série (octobre-novembre 2007), intitulé “La solitude” : « (…) “La solitude, chez Paul Auster, n’a pas une connotation négative. “La solitude est un fait, dit-il. C’est la vérité de notre vie, c’est exactement cela et rien d’autre : on est seul.” En anglais, à la différence du français, deux mots peuvent qualifier la solitude. Il y a solitude, mais aussi loneliness. Le premier est un terme neutre, descriptif, il énonce un état, constate, exhibe un fait. Il en est tout autrement pour le second terme. Loneliness désigne une sorte de sentiment d’abandon, relève du domaine de l’émotion, de la sensation, du ressenti. (…) La solitude, chez Paul Auster, est une “Loneliness solitude”. » (“La Solitude du labyrinthe”, recueil d’entretiens, Actes Sud)

# “Sans doute le plus grand roman américain sur la guerre de Sécession [1861-1865], selon Paul Auster.” Célèbre pour avoir présenté le journal télévisé de la chaîne française TF1, pendant 24 ans, la journaliste Claire Chazal a interviewé “l’un des écrivains américains les plus proches de la France”, à l’occasion de la parution de son roman “Burning Boy. Vie et œuvre de Stephen Crane”. On lisait dans Lire/Le Magazine littéraire n°500-501 (octobre 2021) : « (…) Comme je l’explique au début de mon livre, Stephen Crane [1871-1900] fait partie du paysage culturel américain mais il reste à la marge, cantonné aux universités, où seuls les spécialistes de littérature anglo-saxonne l’étudient. (…) L’Insigne rouge du courage, son livre le plus important. (…) beaucoup de gens ont pensé que l’auteur avait réellement fait cette guerre, pourtant terminée bien avant sa naissance. Crane n’a jamais mis les pieds sur un champ de bataille mais il avait une grande capacité d’imagination et d’écoute des autres. (…) Les autres romans sur le sujet ne sont pas aussi pertinents. (…) » (Paris Match +Europe 1+The Stephen Crane House -Asbury Park, NJ)

# Dans un texte de la romancière et critique littéraire Aliette Armel sur “Excursions dans la zone intérieure” (2013) : « N’oublie jamais la chance qui est la tienne. Être américain, c’est participer à la plus grande entreprise humaine depuis la création de l’homme. » (Le Magazine littéraire, n°545, juillet-août 2014 +aliettearmel.fr +Babelio)

# Une deuxième citation extraite de “Moon Palace”, publié en 1989 : « Je n’ai plus besoin d’aller nulle part. Dès que je me mets à y penser, je m’y retrouve. Ces jours-ci, c’est là que je suis le plus souvent : je me retrouve là-bas, loin de tout. » (Apostrophes : Paul Auster “Moon Palace” / Archive INA +Merci à Loulou ! ) ***

Bruxelles, 13-19 mai 2024 / 371

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