Bruxelles, 15-21 décembre 2025 / 430
# 16 décembre 1775. Il y a 250 ans, dans le comté du Hampshire, au sud de l’Angleterre, naissance de Jane Austen. (“Jane Austen : 250 ans d’amour et d’humour”, Le 1 hebdo, hors-série (3 décembre 2025)+JaneAusten.co.uk +Le Soir +Jane Austen’s House)
# “La romancière la plus rebelle et anticonformiste de son époque.” Le volume 4 de la collection “Femmes d’exception”, diffusée par le quotidien bruxellois Le Soir, est une biographie due à Ofelia Ott, qui la publia en langue espagnole à Barcelone, en 2020. De son avant-propos : « (…) Son génie consista à s’approprier le roman sentimental du 18ème siècle, un genre apparemment mineur et banal, méprisé par nombre de ses contemporains, et d’en faire une arme subtile et mordante pour s’attaquer aux mœurs de son époque. (…) Les décennies passent, mais le pouvoir de séduction de sa prose reste intact. Ses romans ont été traduits dans plus de 35 langues et ont fait l’objet de nombreuses adaptations au cinéma. (…) Elle possédait une grande capacité de travail, un sens de l’humour à toute épreuve ainsi qu’un don pour l’observation et l’analyse des mœurs qui faisaient d’elle une femme hors-norme. (…). Une citation de Jane au début du chapitre 5, sur sa consécration littéraire : “ce n’est pas ce que nous disons ou pensons qui nous définit, mais ce que nous faisons“. (…) » (100 femmes de lettres. Romans et essais incontournables -Guide Fnac)
# “Un cas à part parmi les écrivains du 19ème siècle.” Dans l’Encyclopoche 51 (Librairie Larousse, 1979), consacrée aux écrivains britanniques, Dominique Spiess-Faure a écrit : « (…) [elle] produit l’un des chefs-d’œuvre de la littérature anglaise : Pride and Prejudice (Orgueil et préjugé, 1813). Ce livre donne toute la mesure de son art, son univers et sa technique. (…) Tout se passe dans le cercle étroit de la famille : relations entre parents et enfants, rapports de voisinage, observés avec une lucidité psychologique impitoyable. (…) Sensiblerie, sentimentalité ne sont pour elle que matière à satire, et l’humour qui baigne son œuvre est empreint d’un certain scepticisme. (…) » (BnF +Jane 250.1775-2025 -The Jane Austen Society, London)
# “Voyage au pays de Jane Austen, épicentre du premier phénomène de fans de littérature.” Dans un long reportage rédigé pour le journal espagnol El País, le journaliste culturel Alex Vicente a décrit “les lieux qui ont influencé sa vie et son oeuvre” : « (…) La ferveur pour Austen s’est manifestée à titre posthume, sans jamais se tarir. A la fin du 19ème siècle, ses lecteurs se rendaient déjà en pèlerinage à cet endroit [village de Chawton, où elle a vécu les 8 dernières années de sa vie], comme pour vénérer une sainte du monde littéraire. (…) » Commentaire de Lizzie Dunford, directrice de la Jane Austen’s House Museum : « (…) En tant que fille de la classe aisée, la romancière ne devait pas travailler et avait des domestiques. Même si, étant femme célibataire, sa situation se caractérisait par la précarité et la dépendance, elle jouissait d’une grande indépendance de pensée, d’action et de décision. » Enseignant la littérature à l’université d’Oxford, Kathryn Sutherland, grande spécialiste de Jane : « (…) Austen fut à l’avant-garde du roman psychologique, dans lequel le cheminement intérieur de l’héroïne et ses motivations l’emportent sur les événements extérieurs (…). Ce qui l’intéressait, c’est l’angoissante incertitude financière de ses personnages et le risque de dégringolade sociale. (…) » (LENA-Leading European Newspaper Alliance -Zürich/Suisse+Scam +Le Quotidien de l’Art +The Jane Austen Center -Bath)
# De l’impressionnante bibliographie, signalons le magnifique album réalisé par la spécialiste du “janeitisme”, Maggie Lane : “Jane Austen’s World. The life and times of England’s most popular author.” Carlton Books Ltd, London, 1996. (Merci à Nadine) ***


