Bruxelles, 19-25 janvier 2026 / 433
# Un an de Trump bis. Il a été omniprésent dans les médias en 2025. Alors que Donald s’approchait une première fois de la Maison Blanche… Avec George Washington en couverture, “Aux sources de l’exception américaine 1620-1917” était le n°86 (septembre-octobre 2016) de La Nouvelle Revue d’Histoire. Un dossier sur les États-Unis, “un pays neuf issu, certes, de la vieille Europe mais fondant sa différence sur la différence avec elle.” (Fox News +RTS -Suisse+Libération +BBC +TF1 Info)
# “Lors du recensement de 2010, 50 millions d’Américains se sont déclarés de souche allemande alors qu’ils n’étaient que 44 millions à le faire une décennie plus tôt.” Ancien directeur de l’Institut français de Kiel (nord de l’Allemagne), le professeur d’histoire/géographie Éric Mousson-Lestang est aussi journaliste indépendant. Il a signé l’article “La part allemande de l’Amérique” : « (…) Au moment de l’Indépendance américaine [1776], on comptait ainsi aux États-Unis 227.000 personnes de langue allemande dont un gros tiers en Pennsylvanie. Plusieurs Allemands furent particulièrement influents auprès de George Washington. Parmi eux, (…) le baron von Steuben, créateur prussien de l’armée américaine. (…) En 1812, [la nouvelle république] comptait 10% de germanophones dont Johann (John) Jacob Astor, le premier millionnaire des États-Unis. (…) En 1854, (…) 220.000 Allemands entrèrent sur le territoire américain ! (…) Au moment du déclenchement de la guerre civile [1861], 3 millions d’Américains étaient d’origine allemande et ils firent leur devoir dans les troupes de l’Union [Abraham Lincoln], menées longtemps par l’un d’entre eux, le général Henry W. Halleck. (…) 1.400.000 Allemands entrèrent ainsi aux États-Unis de 1881 à 1890, soit le tiers de tous les immigrants européens. Avec 250.000 entrées, 1882 fut une année record. (…) » (Conflits +Institut Iliade -Paris+JSA, tome 14, 1922)
# “Donald Trump est le petit-fils d’un Allemand qui émigra aux États-Unis en 1882 et y fit fortune dans l’hôtellerie.” Dans la liste des germano-américains : l’écrivain John Steinbeck (1902-1968) ; les actrices Kim Basinger, Mery Streep et Grace Kelly ; les acteurs Marlon Brando (Brandau), Tom Cruise (Kruse), Clark Gable, Robert de Niro et Leonardo Di Caprio ; les généraux George Custer (Küster), John Pershing, Dwight Eisenhower (Eisenhauer) et Norman Schwarzkopf ; le fondateur du FBI, Edgar Hoover (Huber) et son homonyme Herbert, président de 1929 à 1933; le secrétaire (ministre) à la Défense Donald Rumsfeld. Dans le secteur économique, signalons Boeing, Rockfeller, Chrysler (Kreisler), Heinz, Pfizer, etc. » (NRH )
# “Paperclip : le programme secret qui a conduit des scientifiques nazis aux États-Unis.” Parissa DJangi traite de nombreux sujets historiques pour le mensuel américain National Geographic. Dans l’édition de mai 2025, elle a écrit : « (…) L’inclusion d’anciens Nazis dans la vie américaine et au sein des institutions officielles reste un chapitre controversé de l’histoire des États-Unis. (…) les États-Unis étaient aussi effrayés qu’impressionnés par la suprématie technologique que l’Allemagne avait démontré durant la guerre. (…) L’opération Paperclip était dirigée par la Joint Intelligence Objectives Agency. Leur espoir était (…) de développer les programmes aéronautiques, militaires et spatiaux des États-Unis. L’opération Paperclip a officiellement pris fin en 1947 mais continua par le biais de programmes similaires jusqu’en 1962. En tout, 1 500 scientifiques allemands et autrichiens furent ramenés sous la bannière des États-Unis et la plupart d’entre eux furent naturalisés par la suite. (…) Le nom de cette opération vient du fait que des trombones (en anglais, paperclip) étaient utilisés comme marque-pages pour repérer les dossiers des candidats. (…) La plupart des scientifiques étaient des membres du parti nazi ou appartenaient à des organisations nazies prohibées comme la Schutzstaffel ou les SS. Le trombone annonçait clairement “N’y regardez pas de trop près. Ce gars-là est pour nous”. (…) » ***


