Bruxelles, 23-29 mars 2026 / 440
Royaume-Uni, 24 mars 1976 : décès du maréchal (field marshal) Bernard Law Montgomery. Portrait d’un important acteur de la Seconde Guerre mondiale. (à lire, une biographie : Alun Chalfont, “Montgomery of Alamein”, Librairie Plon, 1976)
# “Montgomery. L’artiste des batailles.” (Perrin, 2014) Titre d’un ouvrage d’Antoine Capet (1946-2022), professeur émérite de civilisation britannique à l’université de Rouen, qui a réalisé un superbe “Churchill. Le dictionnaire” (Perrin, 2018). De la lecture de l’article “Montgomery” : « (…) Au cours de la Grande Guerre [1914-1918], il est de toutes les grandes batailles où est engagé le corps expéditionnaire britannique contre l’Allemagne [“une balle lui perfore le poumon droit”] (…). Il la termine à l’état-major d’une division, faisant fonction de lieutenant-colonel à l’âge de 30 ans. (…) Lorsque éclate la Deuxième Guerre mondiale, il est général commandant la 3ème division d’infanterie, qui fait partie du nouveau corps expéditionnaire britannique, et prévoyant le pire il entraîne ses subordonnés à l’art de la retraite en bon ordre. (…) devant l’Afrikakorps de Rommel, qui menace gravement l’Égypte, (…) la grande confrontation n’aura lieu que (…) du 23 octobre au 4 novembre [1942], à El-Alamein – première véritable victoire des Alliés sur des forces allemandes. (…) Montgomery devient du jour au lendemain un héros national, et sa figure légendaire va se construire au fil des victoires et des controverses avec ses supérieurs britanniques et américains (…). » (The Victorian Web +Cairn.info +bibliomania.be +bir-hacheim.com +The Churchill Project -Hillsdale/USA)
# “Grâce à ce processus, il était en mesure de se faire une idée plus vivante, plus directe et parfois plus exacte des événements.” Retrouvons Winston avec ses “Mémoires de guerre”, parus aux éditions Tallandier en 2010, dans la collection Texto. Traduction, présentation et annotations par l’historien François Kersaudy, autre spécialiste de l’œuvre churchillienne. Le tome 2 couvre la période 1941-1945. On lit au chapitre sur “Le passage du Rhin” (22 mars-1er avril 1945) : « (…) j’eus alors une excellente occasion d’observer la façon dont Montgomery dirigeait une bataille à cette gigantesque échelle. De jeunes officiers, en moyenne du grade de commandant, se présentèrent successivement pendant près de deux heures, venant chacun d’un secteur différent du front. (…) ils étaient habilités à se rendre partout, à tout voir et à interroger tout responsable ; (…) il était possible d’avoir un tableau complet de la bataille. C’est ainsi que Monty obtenait un compte rendu très complet de ce qui s’était passé, présenté par des hommes hautement compétents, qu’il connaissait bien et en qui il avait toute confiance ; cela lui donnait une possibilité inappréciable de recouper tous les rapports en provenance des divers quartiers généraux et commandements, qui avaient déjà été passés au crible et soupesés par le général de Guingand, son chef d’état-major. (…) Je jugeai le système admirable, le seul en fait qui permît à un commandant en chef moderne de voir et de lire ce qui se passait dans tous les secteurs du front. (…) » (France Culture +Libération +Le Figaro +Politique étrangère)
# “La discipline renforce l’esprit et le rend imperméable à l’effet corrosif de la peur.” Une citation datant de 1946, extraite d’un discours sur le moral au combat. Reprise dans le volume 3 de “Stratèges”, une collection consacrée aux guerres qui ont marqué l’humanité. On y découvre une grande photographie de Montgomery, avec la légende suivante : « Personnage complexe. Montgomery avait des défauts – il était têtu, arrogant et vaniteux – mais il comprenait les soldats et le mécanisme des opérations militaires. » (“L’histoire militaire”, Dorling Kindersley Ltd, London, 2011) ***


