Bruxelles, 01-07 juin 2026 / 448
# “Il existe des milliers de photographies de l’icône.” L’actrice Marylin Monroe aurait eu 100 ans ce 1er juin… Née Norma Jeane Mortenson, à Los Angeles, elle était “régulièrement photographiée avec un livre à la main”. (The Marylin Remembered Fan Club +The Marylin Monroe Collection +CBS News +MAD/Le Soir +Marie Claire)
# “Une personne cultivée et se cultivant, curieuse, avec une forte volonté de comprendre.” Edité par le producteur américain Stanley Buchthal et l’écrivain suisse Bernard Comment, “Marilyn Monroe. Fragments” fut publié en version poche aux éditions Point (Seuil), en 2012. Un recueil de textes inédits, écrits entre 1943 et 1962.
# “Que l’actrice hollywoodienne ait été réellement passionnée de littérature n’étonnera que les amateurs de clichés.” « (…) Elle prend des notes, écrit ses sentiments, ses pensées, ses interrogations. (…) sa bibliothèque comptait plus de 400 livres, des classiques (Milton, Dostoïevski, Whitman) aux contemporains (Hemingway, Beckett, Kerouac). Arthur Miller joua lui aussi son rôle, en lui conseillant notamment la biographie en 6 volumes de Carl Sandburg sur Abraham Lincoln, qu’elle dévora (…). Elle noue dès 1950 une forte amitié avec Truman Capote. (…) 1952, elle arbore Ulysse de James Joyce. (…) Elle sera brièvement en contact avec Somerset Maugham (…), John Steinbeck, Dylan Thomas (…) ou encore Saul Bellow. Un de ses meilleurs et plus fidèles amis aura sans conteste été le poète Norman Rosten. Elle fut proche de Carson McCullers, (…) qui l’invita pour un mémorable déjeuner (…) en compagnie de Karen Blixen, en février 1959. (…) Marilyn s’intéressait aussi à l’art, à la Renaissance italienne, elle admirait Goya, (…) et Rodin dont elle acheta une petite sculpture. (…) »
# “Si vous ne pouviez plus contrôler Marilyn d’un côté, il y avait toujours la drogue.” Biographe réputé, Donald Spoto (1941-2023) s’était notamment spécialisé dans le domaine du cinéma : Elizabeth Taylor, Alfred Hitchcock, Audrey Hepburn, James Dean, Marlene Dietrich… Son riche travail (plus de 550 pages), “Marilyn. La biographie”, paru à New York en 1993, fut traduit la même année aux Presses de la Cité : « (…) La seule voie possible d’administration d’une dose fatale de drogue est confirmée par la découverte, durant l’autopsie, d’un fait étrange (…) : une zone importante du côlon présentait “une nette congestion et une décoloration violette”, signes d’ingestion de barbituriques ou d’hydrate de chloral par voie rectale. (…) “Ce qui s’était passé dans le côlon de cette femme, c’était insensé.” (…) C’est donc bien par lavement que la dose fut administrée. A cet égard, il faut rappeler que Marilyn avait l’habitude de prendre des lavements “pour des raisons hygiéniques et diététiques”, (…). “C’était aussi très à la mode chez les actrices à cette époque.” (…) La seule personne qui peut l’avoir fait, c’est [la gouvernante] Eunice Murray, et ce fut son dernier acte d’employée de Marilyn Monroe.” (…) un autre détail important qui fut remarqué mais dont on ne tint jamais compte : l’inexplicable lessive de vêtements et de draps faite par Eunice (…) : “Pourquoi une gouvernante ferait-elle la lessive à une pareille heure et dans de telles circonstances – à moins que les draps n’aient été salis à cause de l’administration des médicaments ?” (…) Quand elle sombra dans le coma terminal, le lavement dut être expulsé, bien sûr. D’où le lavage des draps, qui était difficile à comprendre à moins que Mrs Murray n’ait cherché à détruire une preuve“. (…) » (The New York Times +CBS News)
# Spoto cite un grand acteur et réalisateur américain, “couvert d’oscars et de récompenses”, qui s’adressa à l’agence de presse Reuters le 22 août 1962 : « (…) John Huston en savait peut-être plus qu’il ne le dit quand, apprenant la nouvelle de la mort de l’actrice, il s’exclama avec colère : “Marilyn n’a pas été tuée par Hollywood. Ce sont ces fichus docteurs qui l’ont tuée. Si elle se bourrait de pilules, c’était eux qui en avaient fait une droguée.” (…) » (L’Autre Journal +All About Marylin) ***


