Bruxelles, 06-12 juillet 2026 / 452
“L’un des documents les plus importants en matière de droits de l’homme dans l’histoire de l’Occident.” (World History Encyclopedia) USA : l’Empire de l’oncle Sam vient de célébrer ses 250 ans ! Réunis à Philadelphie le 4 juillet 1776, 56 délégués des Treize Colonies britanniques signent un parchemin : la Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique. (National Archives/NARA -College Park, MD+André Kaspi, “La naissance de l’empire américain”, L’Histoire, n°116, novembre 1988)
# Est-ce imaginable ? “Un monde sans l’Amérique.” C’est le titre d’un essai publié chez Odile Jacob (Paris) en septembre 2024. Rédigé par le conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (Paris), le franco-luxembourgeois François Heisbourg. Il a notamment été président de l’International Institute for Strategic Studies (Londres) et du Centre de politique de sécurité (Genève). (FRS )
# “Décrire le déclin relatif n’est pas synonyme de prévision d’un effondrement soudain.” Dans l’introduction : « (…) Qu’elle soit admirée ou courtisée, jalousée ou détestée, l’’Amérique est réputée non sans quelques fortes raisons comme conservant une force militaire, économique et financière hors normes, et une vigueur et un soft power qui excluent son effacement en tant que superpuissance. (…) un monde post-américain sera un défi d’abord pour notre Europe, tant nous avons vécu à l’ombre du parapluie américain (…). L’Europe devra affronter seule, sans l’Amérique, voire contre elle dans certains cas, les défis chinois, la menace russe. (…) » (à lire : Bertrand van Ruymbeke, “1776. L’année américaine”, Tallandier, 2026)
# “Sans le parapluie militaire américain, point de dissuasion crédible vis-à-vis de l’Empire soviétique pendant la guerre froide.” Au chapitre 6, intitulé “Puissance militaire et Empire souterrain” :« (…) Si c’est bien la supériorité idéologique (la démocratie), économique (l’ordre libéral) et culturelle (la liberté de création) occidentale qui l’a emporté sur le contre-modèle soviétique, c’est la garantie de défense américaine qui a permis de structurer cet ensemble. (…) l’URSS hier, la Chine et la Russie aujourd’hui raisonnent d’abord en termes militaires (…), intègrent peu ou prou les moyens des alliés des États-Unis, ce que la Russie qualifie d’”Occident collectif”. (…) »
# “Ce sont les ambitions et la puissance de la Chine qui sont considérées comme étant la menace prioritaire.” Le chapitre 5 est consacré à l’Empire du Milieu : « (…) Vu de Washington, l’acquis de puissance chinois est en tout état de cause devenu tel qu’il convient de réagir avec brutalité et dans la durée. (…) une Chine en difficulté ne sera pas forcément une Chine plus pacifique. (…) S’étant massivement trompés il y a un quart de siècle dans leur politique d’intégration de la Chine dans une mondialisation aux couleurs de l’Occident, les responsables américains actuels sont tentés de surcompenser leur erreur. (…) donc, il faut la traiter comme un rival, voire un ennemi systémique. (…) La classe politique, Républicains et Démocrates confondus, partage cette vision d’une Chine hostile. (…) C’est peut-être aujourd’hui le seul grand sujet sur lequel il y ait un consensus transpartisan aux États-Unis. (…) »
# “L’Europe partageait clairement depuis la fin de la guerre froide le même champ stratégique que les États-Unis.” Un rappel historique au chapitre 11 : « (…) Dans les deux premières années de la guerre contre l’Ukraine, les États-Unis s’avérèrent indispensables à la défense de l’Europe pour la quatrième fois en un peu plus d’un siècle, après leurs interventions dans les deux guerres mondiales et leur présence permanente pendant la guerre froide. L’OTAN paraissait s’être relevée de son coma. (…) L’Allemagne est à tous égards le pays le plus important pour l’avenir de la sécurité et de la prospérité de l’Europe tout entière. (…) » ***


