Occident – 09-15/10/2023

Tomarkin Yigal / Government Press Office Israel

# Guerre du Kippour, 6-24 octobre 1973. “Eretz Israël est en danger” (Moshe Dayan, ministre de la Défense) Il y a 50 ans, une vigoureuse attaque-surprise égyptienne (dans la péninsule du Sinaï) et syrienne (sur le plateau du Golan) était miraculeusement contenue par l’Armée de défense d’Israël (Tsahal). Au prix de lourdes pertes (55% de tankistes !), quelque 3.000 morts et plus de 8.000 blessés. (Frédéric Encel, “Atlas géopolitique d’Israël. Aspects d’une démocratie en guerre”, éditions Autrement+Courrier international +Le Nouvel Observateur+Newsweek, “Myth of the Yom Kippur War”+Paris Match +RAIDS hors-série, “Tsahal au combat”+Guerres & Histoire hors-série, “Les plus grandes batailles de chars de l’Histoire”)

# “L’arrogance et l’orgueil des généraux israéliens entre 1967 et 1973.” Correspondant de l’Agence France-Presse à Jérusalem, le journaliste israélien Marius Schattner a co-signé “La guerre du Kippour n’aura pas lieu” (André Versaille éditeur). Interrogé par le magazine Regards n°785 (octobre 2013) : « L’euphorie [“le sentiment de surpuissance”] suscitée par le succès de la guerre des Six Jours apparaît comme le principal fondement de l’aveuglement israélien. La victoire de 1967 intervient après une période de grande angoisse : les Israéliens ont le sentiment d’être menacés existentiellement par les armées arabes et d’être abandonnés par le monde entier. Et six jours plus tard, la victoire est totale. (…) l’euphorie s’est ensuite cristallisée autour d’une conception pseudo-scientifique selon laquelle les Arabes ne peuvent pas attaquer Israël. Toute information démentant cette conception est systématiquement rejetée par le chef des renseignements militaires, (…). » (CCLJ -Bruxelles+RFI +GEO Histoire)

# Israël a couru, sans doute, le plus grand risque militaire de toute son histoire depuis la fondation de l’État en 1948.” En avril 1988, numéro spécial du quotidien Le Monde, “40 ans d’Israël”. Reprenant un article, daté des 2-3 octobre 1983, du correspondant de guerre et essayiste Jean-Claude Guillebaud, : « (…) Cette guerre du Kippour, tombant sur Israël comme la foudre, en plein sabbat du Grand Pardon [le jour le plus saint du calendrier juif], va  ̶ mais qui s’en doute alors  ̶ tout changer dans le monde. Fin d’un ordre international et, pour l’Europe, fin des 30 années glorieuses de l’expansion économique, début d’une crise-mutation aux conséquences imprévisibles, cassure définitive… (…). l’« opération Padr » a atteint son objectif. En arabe Padr veut dire étincelle : c’est un drôle d’incendie qu’elle vient d’allumer partout sur le monde [16-17 octobre, l’OPEP impose une hausse de 70% du prix du pétrole brut]. (…) On parle maintenant, (…) de l’avant et de l’après Kippour.» (RTS -Suisse)

# “Kilomètre 101. De la guerre du « Yom Kippour » à la conférence de Genève” (éditions des Archers, Bruxelles, 1973). Publié peu après le conflit, incluant de nombreuses photographies, un volume réalisé par Alain Decker et le journaliste Bernard Nicolas. Voix pro-arabe citée, Sounir Milad écrivit dans “Situations, Moyen-Orient” : « Si la quatrième guerre israélo-arabe a pris le monde au dépourvu, c’est que l’opinion publique occidentale s’était fort bien accommodée d’un état de “ni paix, ni guerre”, qui s’apparentait, à beaucoup d’égards, à un fait accompli ». Commentaire sur la carte de la situation le 24 octobre, lors du cessez-le-feu : « La guerre n’a pas apporté de grandes modifications territoriales. (…) les Égyptiens  ̶  élément positif  ̶  reconnaissent l’existence de l’État hébreu. Enfin, Israël existe ! (BnF ) ***

Bruxelles, 09-15 octobre 2023 / 350

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