Bruxelles, 13-19 avril 2026 / 442
Une année sans Mario Vargas Llosa… “Dernier monstre sacré de la littérature latino-américaine.” (RFI ) Décédé à Lima le 13 avril 2025, l’écrivain hispano-péruvien venait d’avoir 89 ans. Prix Nobel de littérature en 2010, cet auteur francophile entra à l’Académie française en novembre 2021. Il fut aussi le premier étranger, vivant, à entrer dans la prestigieuse “Bibliothèque de La Pléiade”, aux éditions Gallimard. (“Mario Vargas Llosa en 10 chefs-d’œuvre incontournables” – Le Grand Continent -Paris+Cátedra Vargas Llosa -Madrid+RTVE Noticias +La Croix +La Presse -Québec +Diccionario Enciclopédico Espasa -Madrid, 1995)
# “Mario Vargas Llosa s’éloigne des idées de gauche dans les années 1980, devenant le porte-voix des idées libérales au Pérou.” Sur le site TF1 Info, le journaliste “Culture, Médias, People” Jérôme Vermelin : « (…) Proche des causes sociales et du mouvement communiste lors de ses années étudiantes dans les années 1950, un temps séduit par Fidel Castro avec lequel il prendra ses distances en 1971. (…) Face aux tentatives du gouvernement social-démocrate du président Alan García de nationaliser le système bancaire, il mène en 1987 les manifestations contre cette mesure, marquant ainsi le début de sa carrière politique. En 1990, il se présente à l’élection présidentielle sous l’étiquette du Front démocratique. Favori du scrutin, il perd face à un ingénieur agronome alors presque inconnu, Alberto Fujimori. (…) » (Métro France)
# Son premier roman, publié à Barcelone en 1963 (Prix de la critique espagnole en 1964), “La Ville et les Chiens”, traduit en une vingtaine de langues, chez Gallimard en 1966, était une attaque contre l’institution militaire au Pérou. (El Periódico -Barcelona)
# “Une des constantes les plus fascinantes de l’univers romanesque de Vargas Llosa.” Essayiste et professeur émérite des Universités, Bernard Sesé (1929-2020), “l’un des meilleurs spécialistes et traducteurs actuels de la littérature espagnole”, fut membre correspondant de l’Académie royale espagnole. Il a rédigé un article sur Llosa pour l’Encyclopædia Universalis : « (…) c’est toujours le même contexte de compétition et d’agressivité qui marque ces nouvelles. On y observe un procédé particulièrement efficace : le récit commence souvent à un moment de paroxysme de l’action, après lequel les personnages ne sont plus libres d’agir ou d’être que selon un déterminisme auquel ils ne peuvent plus échapper. (…) » (Bulletin Hispanique -Bordeaux+Poezibao +RAE -Madrid +Le Soir +Diccionario Enciclopédico Espasa -Madrid, 1995)
# Il a écrit dans “La vérité par le mensonge” (Gallimard, 1992) : « La bonne littérature, en même temps qu’elle apaise momentanément l’insatisfaction humaine, l’accroît et, en développant une sensibilité critique non conformiste face à la vie, rend les êtres humains plus aptes au malheur. » (Marianne)
# “Une œuvre résolument romanesque.” Critique littéraire et journaliste culturelle, Ysaline Parisis a rencontré Mario à Paris, pour l’hebdomadaire Le Vif du 23 juin 2017 : « (…) Je crois que les gens écrivent et lisent des romans parce que quelque chose leur manque dans la vie, et qu’ils le trouvent dans les livres. (…) » (Wilfried Magazine)
# “Hommage à un génie des lettres qui avait ici une patrie.” Sur le réseau X, message du président français Emmanuel Macron : « Mario Vargas Llosa était de France, par l’Académie, son amour de notre littérature et de notre universel. Avec son œuvre, il opposa la liberté au fanatisme, l’ironie aux dogmes, un idéal farouche face aux orages du siècle. » (France Info +Élysée +Le Figaro) ***


