Bruxelles, 14-20 septembre 2026 / 457
Un an sans Robert Redford… Décédé le 16 septembre 2025, l’acteur et réalisateur a fait l’objet d’un hommage dans le n°562 (24 septembre 2025) de l’hebdomadaire 1 Hebdo. Sous le titre “Où est passée l’Amérique de Robert Redford ?”, incluant un poster grand format, reproduisant l’affiche du film The Candidate (1982). Extraits. (USA Today +Le Figaro +Radio-Canada +Rolling Stone +The Associated Press -New York)
# “C’était une boussole morale.” Scénariste et productrice française de cinéma, Michèle Halberstadt est aussi écrivaine et journaliste. Elle a très bien connu le géant du cinéma américain, à la fin du siècle dernier : « (…) La première chose que j’ai pensée quand j’ai appris sa mort : “C’est l’Amérique que l’on a perdue !” Il incarnait tout ce qu’on aimait aux États-Unis. La raison pour laquelle on rêvait d’Amérique, c’était Robert Redford ! Aucun autre acteur n’a eu cette élévation morale. Il était réellement impressionnant. (…) Il voulait toujours que ses actions correspondent à ses paroles, être cohérent avec lui-même. (…) Il a toujours été un homme de gauche, mais vraiment à la gauche des démocrates. (…) L’idée présidant à son Festival de Sundance, c’était que toutes les histoires soient entendus. Pas seulement celles des Blancs dominateurs, mais aussi celles des Amérindiens, des Latinos… Les minorités, c’était son obsession. (…) Pour lui, toutes les cultures étaient passionnantes. (…) Il parlait tout le temps du “equal pay ” : les femmes devraient être payées autant que les hommes. Pour lui, c’était la base, et il l’a appliqué sur ses films. (…) » (Franceinfo +Babelio +Surimpressions +Sundance Film Festival/Sundance Institute)
# “Un enfant de son siècle, qui avance et qui doute.” Long article du journaliste et grand cinéphile Éric Libiot, qui fut longtemps directeur des pages culture de l’hebdomadaire L’Express. Il est rédacteur en chef du magazine Écran total : « (…) Robert Redford est né le 18 août 1936 à Santa Monica, en Californie. (…) Sa mère, sudiste dans l’âme, est bien plus progressiste que son père, Yankee conservateur bon teint. (…) Il a 24 ans en 1960 et fait sa première apparition à la télévision dans Maverick, une série western (…). Sa façon de jouer est intimement liée à son agaçante beauté. Son statut de star aussi. Ses engagements citoyens, pas moins. (…) Redford, pour convaincu qu’il fût de ses idées progressistes, écologiques et démocrates, n’a jamais franchi le pas de l’engagement politique pur et dur. (…) [« Je suis acteur par métier, mais activiste par nature. »] (….) Le 29 juin 2015, Robert Redford se rend aux Nations unies pour prononcer un discours sur l’écologie [“prise de parole : 5 minutes 55 secondes”]. La modératrice de l’événement, au moment d’accueillir cet invité prestigieux, avoue qu’ « une certaine excitation parcourt l’assemblée. » (…) L’élégance [“Légion d’honneur française à la boutonnière”] et le charisme de la star sont toujours au rendez-vous. (…) » (BookNode -Paris +éditions JC Lattès +éditions Dark Side -France)
# “Gloire au héros, et gloire à la presse !” Correspondant du journal Le Monde à New York (2007-2013) et directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Courrier international pendant 5 ans, Sylvain Cypel est membre du comité de rédaction du 1 Hebdo. : « (…) son rapport à la liberté de la presse l’a toujours accompagné, comme son attachement à l’indépendance du cinéma. (…) Le rôle de la presse dans le Watergate est resté comme une forme d’apogée de sa puissance. Y a-t-il exploit plus probant que parvenir à révéler les turpitudes d’un chef d’État [Richard Nixon] jusqu’à l’obliger à démissionner ? (…) le suffixe -gate (“pont” en français) est entré dans le vocabulaire médiatique international. (…) Le New York Times rapportait au lendemain de son décès qu’en 2014 il avait déclaré au magazine The Hollywood Reporter : “J’ai développé une vision plutôt sombre de la vie, en regardant mon propre pays.” (…) » (Orient XXI -Paris+Radio France +l’Humanité) ***


